La Terre comme piédestal

18 janvier 2016

Beth Conklin

Découverte aujourd'hui de l'univers de Beth Conklin

Beth Conklin

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11 septembre 2015

Allégorie de l'aliberté

Statue-de-la-liberté

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16 octobre 2014

The missing identity

J'ai découvert tout récemment l'univers photographique de Noé Sandas:

Noé Sendas The missign identityPhoto : Noé Sendas

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08 juillet 2014

Le point aveugle du visage

Arnaud Claass Le réel de la photoPrésentation :"Ce livre rassemble des réflexions sur les particularités évolutives de la photographie et sa relation aux autres arts visuels, à la littérature, à la vie artistique et culturelle. Il ne constitue pas une thèse mais un écrit d'artiste traversé par des lignes théoriques. Son idée centrale: la photographie n'est pas une entité fixe, mais elle présente des singularités qu'on ne saurait ignorer. Cet essai comprend un certain nombre d'images historiques ou contemporaines qui sont convoquées en exemples et qui font l'objet d'un bref commentaire.

Inspirées par un amour intense de la photographie, les pages qui suivent ne cherchent en aucune manière à en dresser une théorie. Peut-être supposent-elles même, dans leur nomadisme, qu'un tel projet relèverait de l'impossible. Elles tentent de cerner l'un de ses pouvoirs les plus étranges, souvent qualifié d'«effet de réel». Source d'un plaisir unique face à la beauté du monde, d'une inépuisable interrogation sur la nature de la réalité, sur le statut des événements historiques et de la violence sociale, sur la définition changeante de l'art, de la mémoire ou du soi, marqueur des effets de la technologie sur nos perceptions, et par-dessus tout de la plasticité du temps, cet effet est également le motif d'une remise en question constante de la photographie par elle-même. Les images sont des objets auxquels nous aimons croire, mais aussi ne pas croire. On ne s'étonnera pas de trouver ici des développements, parfois polémiques, sur la porosité des frontières entre des pratiques institutionnellement considérées comme artistiques et d'autres qui semblent échapper à cette qualification."

(A ce propos, si vous cliquez sur la couverture du livre, vous pouvez suivre en podcast une interview d'Arnaud Claass sur France Culture)

Extraits :

"Eternel débat sur le rôle de la "psychologie" dans le portrait. Notion sujette à polémique s'il en est, objet d'une négligence constante quant à sa définition. Certains disent d'un portrait exagérément expressif qu'il est psychologique. Mais quelle est exactement la psychologie visée par cette critique acerbe? Celle, liée à l'usage courant du mot, des caractères et des penchants individuels, des comportements affectifs? Celle des modes de réaction aux autres et aux situations de la vie? Celle des psychologues cliniciens? Celle du vieux culte de l'intériorité? Ou encore celles des "types psychologiques" inventoriés dans la nomenclature de Carl Gustav Jung, celle de l' "analyse transactionnelle" de Gregory Bateson? Affrontement bien connu entre ceux qui, dans le domaine de la photographie, croient ou ne croient pas à l'expression. Certains attribuent au médium la capacité de restituer la complexité des personnes. Certains la lui dénient. D'autres refusent la nécessité même de cette restitution. Brassaï, par exemple, pense que les traits du visage au repos, sans expression particulière, détiennent, comme une sorte de réserve, la totalité des expressions potentielles de chaque être humain -un peu comme ce sage chinois évoqué par François Jullien, qui s'abstient finalement de jouer du luth car l'instrument contient alors tous les sons possibles." (Arnaud Class, Le réel de la photographie, page 22-23).

Peinture-au-pistolet-DSC021

"(...) en établissant pour la communauté des humains l'archive d'un visage, le portrait tire ce dernier hors du cours de la durée par laquelle, dans laquelle et pour laquelle chacun de nous maintient l'idée d'une unité de son moi. Et si, toujours dans ce cas de portraits par images multiples, nous sommes en quelque sorte fascinés aussi par ce que nous ne voyons pas, par ce qui se passe "entre" tel portrait précis et celui qui le précède ou lui succède, c'est parce que ces vides inter-iconiques semblent encore contenir  des états non archivés du visage : des moments de son être qui se sont bien produits mais qui n'ont pas été enregistrés, et par conséquent n'ont pas "existé". Les images manquantes sont précisément le lieu de la constance introuvable.(...) Si un portrait est une archive de quelqu'un, il faut garder à l'esprit que toute archive, quelle qu'elle soit, est une production d'oubli."(Arnaud Claass, Le réel de la photographie, page 30)

 

 

 

04 juillet 2014

Avenir arable

arabe-du-futur-BDVoici une lecture pour cet été: L'arabe du Futur de Riad Sattouf. Il s'agit d'une sorte de roman-bande-dessinée auto-bio-graphique de 160 pages, paru le 15 mai 2014. Voilà ce que l'on peut lire dans la présentation éditoriale :

Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile.

En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.L’Arabe du futur sera publié en trois volumes. Ce premier tome couvrela période 1978-1984."

Avenir arable

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En guise de bonus, ces quelques vers du poète syrien Nizar Qabbani :

Lorsqu'en Orient, naît la lune
Les blanches terrasses s'assoupissent
Dans des amas de fleurs,
Les gens abandonnent leurs échoppes
Et vont ensemble
A la rencontre de la lune.
Ils portent leur pain, leur phonographe
Et les accessoires de leur drogue
Jusqu'au sommet des montagnes.
Ils vendent et achètent
Rêves et rêveries
Et se meurent
Quand la lune est en vie.
Que fait de mon pays
Un filet de lumière?
Que fait-il du pays des prophètes
Et des âmes naïves
Celles qui mastiquent leur tabac
Et qui font le commerce
De la drogue?
Pendant les nuits d'Orient
Où pleine lune devient le croissant
L'Orient lui se dévêt
De toute dignité,
Démissionne de tout combat.
Les millions qui courent sans sandales
Qui croient en la quadrigamie
Et en la fin du monde,
Les millions qui ne rencontrent le pain
Que dans le rêve
Qui, la nuit, habitent les masures de la toux,
Qui jamais n'ont connu la forme des médicaments,
Meurent, cadavres, sous la lune,
Dans mon pays
Où les âmes naïves pleurent
Et meurent dans leurs larmes
Chaque fois que leur apparaît le croissant,
Et pleurent davantage
Chaque fois qu'un luth plaintif les émeut,
Chaque fois que les émeut
L'hymne à la nuit du "Ya Lili"
Mort qu'en Orient
Nous appelons "Tawashih" et "Ya Lili".
Dans mon pays
Celui des âmes naïves
Où nous ruminons les longs vers des tawashih
Cette tuberculose qui détruit l'Orient,
Ces longues rengaines chantées,
Ce notre Orient qui rumine
Histoire, rêves langoureux et légendes surannées,
Cet Orient recherchant tout héroïsme
Dans la Geste
De Abu Zaïd al Hilali.

(Nizar Qabbani, poème:  Pain, haschich et clair de lune, 1954)

Si vous cliquez sur le nom qui clôt le poème, vous pouvez visualiser une miniature de ce sanguinaire qui a ravagé en son temps l'Afrique du Nord.

01 juillet 2014

Sauve qui pneu 3

sauve-qui-pneu-P1210939

23 juin 2014

MEMOIRE VIDE

MEMOIRE-VIDE--P1220038

07 juin 2014

Oui le Pharaon nique!

Une semaine faste côté élections en Egypte et en Syrie. Avec dans les deux cas des scores pharaoniques! Le dit maréchal 'Abdel Fattah al-Sissi a obtenu à l'image de son prédecesseur et après plusieurs prolongations significatives pratiquement 97% des voix. Son voisin syrien le talonne de près avec un score stalinien de l'ordre de 88%. No comment...

Pour la circonstance, ce poème de Nizar Qabbani intitulé "Dilemme"

 
Chaque fois que j’envisage de quitter le pouvoir,
ma conscience me l’interdit …
Qui, après moi, gouvernera ces braves gens ?
Qui, après moi, guérira le boiteux ?
Le lépreux ? 
L’aveugle ?
Qui ressuscitera les morts ?
Qui, de sa manche, tirera les rayons de lune ?
Qui enverra la pluie aux gens ?
Qui les punira avec quatre-vingt-dix coups de fouet ?
Qui les crucifiera sur les arbres ?
Qui leur imposera de vivre comme des bêtes ?
et de mourir comme des bêtes ?
Chaque fois que j’envisage de les quitter
mes larmes se déploient comme un nuage !
Je m’en remets alors à Dieu…
et je décide d’enfourcher le peuple
jusqu’au jour du jugement dernier !

Le-vote-pharaonique

Pour faire plus ample connaissance avec ce poète syrien, suivre ce lien en cliquant par ici

31 mai 2014

COUPéRIGHT

COUPéRIGHT P1210242

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21 mai 2014

De l'harmonie du corps et de l'esprit soufis

El Instituto Cervantes de Fez se complace en invitarle al acto siguienteيتشرف معهد ثربانتس بفاس لدعوتكم لحضور النشاط التالي

Exposición

LA ARMONÍA DEL CUERPO

Y EL ESPÍRITU SUFÍ

A cargo del artista
Azzelarab Touda

معرض
انسجامية الجسد و الروح الصوفية
للفنان

عز العرب تودة

 

derviches tourneurs

 Inauguración

Viernes 23de mayo de 2014a las 18.30horas
Sala de Exposiciones del Instituto Cervantes, Fez

 

 

 

La muestra permanecerá abierta hasta el 18 de junio de 2014 

 

  

 

الإفتتاح
يوم الجمعة 23 مايو 2014، على الساعة السادسة والنصف مساءً
بقاعة عروض المعهد الثقافي الإسباني ثربانتس، فاس

 

يستمر العرض مفتوحاً إلى غاية 18 يونيو 2014

 

 

 

   

 

07 mai 2014

Les yeux des autres

Les yeux des autres

 

"Si l'on pouvait se voir avec les yeux des autres, on disparaîtrait sur-le-champ"
Emil Cioran, De l'inconvénient d'être né, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, p. 1296
 

01 mai 2014

Sou - hait

La-vie-si terne-DSC02290

"Les seuls moments auxquels je pense avec réconfort, sont ceux où j'ai souhaité n'être rien pour personne, où j'ai rougi à l'idée de laisser la moindre trace dans la mémoire de qui que ce soit..." (Cioran, De l'inconvénient d'être né, Folio, Essais Gallimard, 1973, page 89.)

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16 avril 2014

Eclipse de la figure

Eclipse de la figure

17 mars 2014

La courante

Pierre Péju La vie courante

"Comment ne pas trop patauger dans cette flaque des habitudes ? Comment ne pas laisser échapper la saveur des instants ? Trouver encore des mots pour ce qui est unique ? S'étonner un peu plus chaque jour ? Comme je ne tiens plus à m'expliquer tout ce qui se passe, je me contente d'accompagner, le plus loin possible, ce qui ne fait que couler.

 Malgré tout, je suis parvenu à me faire à l'idée d'être moi-même, à ne plus m'irriter d'occuper cette place singulière : ma peau, les points cardinaux de mon corps, jeté en ce coin du monde, à l'abri de mon front, à l'abri de mes yeux, à l'abri du col relevé de mon vieil imperméable, seul à affronter la palpitation de mes organes, seul sur le réseau de mes nerfs, seul à subir le déroulement de ce film où mon visage ne fait que des apparitions d'étranger, seul à sentir l'écoulement du fleuve qui m'emporte autant que je le porte en moi comme un enfant.

 Sentir l'ego qui s'aiguise, l'égoïne tranchant net entre moi et non-moi : cela peut devenir facile ! Effrayant mais facile.

 Je suis, donc je pense, donc je doute. Définitivement.

 Tout en avançant, bien sûr. Capitaine du sous-marin fantôme, responsable de ma carlingue, comptable de mes fêlures, bourré de savoirs disparates, de projets, de désirs, de contradictions. Frappé de temps en temps par les coïncidences comme par de frêles météorites.

Tout à coup, me voici renversé, écrasé par l'inversion brutale de tous les signes. Il y avait ces fleurs, partout, dans la vallée, et la blancheur des dernières neiges sur les sommets, et la route qui se glissait dans le bleu et la douceur : mais tout vire brutalement à l'angoisse, sans raison, une angoisse d'autant plus grande qu'elle n'est que le pressentiment d'une horreur qui me dépasse et dont je ne parlerai jamais. L'asphalte sous les pas comme une pierre tombale interminable et craquelée. Les passants hors d'atteinte, fantômes maquillés de rire et de crème blanche.

 À l'improviste, l'odeur urbaine de l'échec, la couleur mondiale du dégoût.

 « Pourtant je suis là », me dis-je. Calme, nerveux, vigilant. À la fois inquiet en surface et tellement calme dans les grands fonds. Et je me répète qu'aux pires instants, les troublés, les derniers, je pourrai toujours compter sur ma discrète présence à bord du Nautilus vibrant et vieillissant, dans les courants, dans les remous. Le temps derrière moi, comme un sillage qui s'étire au-dessus de la fosse glauque du souvenir. À bord de la forteresse-bolide, le vieux loup au loup noir tricote son énigme." (Pierre Peju la vie courante)

Au pas de course P1170212

 

14 mars 2014

Non, le chien, c'est moi

L'homme est un "self made dog"...
Mais il parle au centre du monde, et le monde, c'est lui

(Léo Ferré, album Et basta ! 1973, Barclaiy).

Le-chien-c'est-moi--P117097

 

12 mars 2014

Destination inconnue

"Comment vivre sans inconnu devant soi ?" (René Char, Fureur et mystère)

Destination-inconnu---P1180

 

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27 février 2014

GUN POW(D)ER

Gun Pow(d)er P1150847

Au chapitre des représentations acéphales, j'ai découvert récemment le travail de Yinka Shonibare

Yinka ShonibareCet artiste d'origine nigériane, né (1960), installé et travaillant à Londres, fait un large usage dans ses installations de mannequins sans tête qu'il habille de tissu Wax. Voici un extrait du texte de présentation de l'une de ses installations en 2007 au Musée du quai Branly : " Au début des années 90, il se sert du tissu africain pour remplacer la toile. Puis sa démarche prend toute sa signification lorsqu'il introduit le tissu wax dans l'univers victorien et en habille la bourgeoisie qu'il représente par des mannequins sans tête. Dans son installation Victorian Philanthropists Parlour (1996-1997), présentée à l’exposition Africa Remix en 2005 au Centre Pompidou, il reprend un goût typiquement anglais qui consiste à reproduire à l'identique des intérieurs d'époque. Mobilier et décoration sont choisis de manière à en être le parfait reflet. Shonibare tapisse les murs et recouvre le mobilier de tissu africain, induisant ainsi une atmosphère de réalité coloniale sur laquelle s'est construite la bourgeoisie anglaise.
Il évoque la notion d'authenticité, en rappelant que ce tissu a été manufacturé en Angleterre au xvIIIe siècle pour le marché ouest-africain ; mais Shonibare invalide cette référence historique, par le textile, en ajoutant dans les motifs des images de joueurs de football…"

Yinka Shonibare 2  Yinka Shonibare 4  Yinka Shonibare 3